
Association régie par la loi du 1er juillet 1901 et le décret du 16 août 1901
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« Un jour, alors qu'on descendait en vacances en voiture, notre fils Tais avait détaché la ceinture de sécurité de son siège bébé. Quand je m'en suis aperçue, je lui ai mis une fessée. Je ne pense pas qu'il a compris pourquoi il a été frappé. Je crois que j'évacuais mon stress et ma fatigue par ce geste », raconte cette mère de quatre enfants. Depuis, elle n'a jamais frappé sa progéniture. « Une simple fessée, ça reste une série de coups portés à un enfant. Ce geste a des conséquences sur lui, prévient Léa B. , présidente de l'association Liberté, écoute, accompagnement. Si vous voulez apprendre à vivre à un enfant en le frappant, ne vous étonnez pas qu'il frappe les autres à l'école. »
De plus en plus de parents abondent dans ce sens. « Surtout des parents qui ont reçu des coups quand ils étaient petits. Ils ne pensent pas que ça a été bien utile. Certains mesurent même les séquelles. »
Cercle vicieux Et pourtant « une petite fessée ça ne fait pas mal. Ça apprend à vivre ! » estiment une majorité de parents. « Ça apprend quoi ? rétorque Léa Bentabes, que l'adulte est plus fort et supérieur. Si on tape un animal dans la rue, ça choque les passants. Si on met une claque à un enfant, personne ne s'émeut. Quand une femme reçoit un coup de la part de son conjoint, l'accepte-t-elle sans rien dire ? »
Que faire alors quand un adulte ne maîtrise plus une situation · « Il y a toujours une explication à un acte. Avant de taper un enfant essayons de comprendre pourquoi il agit de cette manière. Pour qu'il se construise, l'enfant doit faire ses propres expériences. Dites-vous que si vous mettez des limites à un enfant, en lui mettant une baffe, vous serez tenté de recommencer. Cela peut devenir un cercle vicieux. »
A voir les enfants de ces parents anti-fessée se caresser les cheveux, se faire des bisous et s'échanger des gâteaux secs, on comprend qu'une absence d'agressivité génère des comportements identiques. Les enfants ne sont pas les rois pour autant. Leurs parents leur portent une attention et une écoute plus importantes. « Depuis que je fais partie de l'association, je peux échanger avec d'autres parents, confie Sophie. Quand on se réunit, on aborde toutes sortes de problèmes en rapport avec la famille et l'éducation. Nous n'avons pas de recettes toutes faites, mais en discutant à plusieurs, on trouve plus facilement des solutions. »
Jean-Jacques REBOURS. L'association Liberté, écoute, accompagnement, a été créée à la suite d'un blog sur lequel des parents échangeaient (http://lea-asso.over-blog.org). Samedi 28 avril, à l'occasion de la journée internationale contre la fessée, elle fait venir, à 14 h, au centre social, 7, rue de la Croix Perrin, à Plérin, Olivier Maurel, président de l'Observatoire de la violence éducative ordinaire. Entrée 5 €.